La santé, ce terrible business

Cela fait maintenant plus de trois mois que je passe d’un mal à un autre. Ou plutôt, que j’ai chopé un mal de pied que l’on appelle scientifiquement une « fasciite plantaire » et que depuis, mon système immunitaire me joue des tours et des fâcheux.

Jusqu’à maintenant, je passais entre les gouttes, je n’avais affaire aux médecins que pour ma dentition ou pour mes parties féminines une fois par an. J’avais un système immunitaire à toutes épreuves et je ne réalisais pas ô combien la santé était importante dans la vie… Et ô combien il fallait se méfier des médecins et des pharmaciens. La confiance aveugle que j’avais en eux a bel et bien disparu.

Par où commencer ? Un mal en entraîne un autre, un mauvais diagnostic entraîne un mauvais traitement et les médecins et pharmaciens se remplissent les poches pendant que vous, vous pleurez votre douleur en n’en voulant à la Terre entière. C’est à peu près ça.

Mon problème de pied a commencé en août. Après une opération des varices le 15 mai dernier, je me faisais une joie de rechausser mes chaussures de course pour me faire un footing d’une vingtaine de minutes. Joie qui s’est vite transformée en questionnement : Pourquoi avais-je mal à mon pied gauche quand je marchais et pourquoi après plusieurs jours, ce dernier ne dégonflait pas? 3 jours après, n’y tenant plus et ne pouvant presque plus poser mon talon parterre, je suis partie aux urgences où on m’a dit : « C’est une fasciite plantaire, vous allez prendre de l’Irfen pendant 10 jours, mettre des semelles en silicone dans vos chaussure, marcher le moins possible et plus de sport du tout. Vous serez remise en trois semaines».

Bon trois semaines, en soi ça va, sauf que un mois et demi après j’avais toujours mal et un autre mal était arrivé : un nevrome de Morton. Késako ? Ce sont des décharges électriques dans les doigts de pied. Les nerfs étaient donc touchés. Sympa. Donc rebelotte, médecin, qui me prescrit des anti-douleurs localisés plus quelques chose pour le foie car cela risquait de l’endommager. Il m’a alors quand même demandé pendant la consultation si j’étais enceinte ou si je souhaitais le devenir dans les prochaines semaines, car apparemment les médicaments ne seraient pas favorables pour la conception d’un bébé…Cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille pour la suite des événements.

Ensuite, n’ayant pas de médecin traitant, pour payer moins cher une assurance qui me coûte déjà les yeux de la tête, je dois appeler cette dernière pour consulter le moindre spécialiste : à chaque fois j’ai le droit à un interrogatoire avant d’avoir l’autorisation d’en voir un et toute consultation de médecin non traditionnel comme le podologue ou l’osthéopathe est à ma charge. Tout médecin qui ne me prescrira pas de médicaments en résumé. Voici l’état de notre société.

Après une crève carabinée qui a duré bien une quinzaine de jours entre fin septembre et début octobre, il y a un mois de cela, j’ai commencé à ressentir une gêne au niveau gynécologique. Mesdames, cela vous parlera peut être si je vous parle d’infection vaginale ? Vous savez ce volcan entre vos jambes qui ne veut pas s’éteindre et qui vous fait consulter toutes les pages internet possible et inimaginables afin de vous trouver des soulagements naturels car ce que votre médecin vous a prescrit n’est pas assez fort pour ne serait-ce vous faire dormir ? Joie et bonheur d’être une femme.

Bref, sans aller dans les détails, mon médecin n’a pas fait les examens qu’il fallait dès le début, ce qui m’a fait partir aux urgences deux fois en deux semaines. Les médicaments que l’on m’a alors prescrits étaient des antibiotiques qui ont fait effet un jour sur deux et m’ont laissé avec des symptômes moins désagréables certes, mais symptômes quand même. Trois traitements en l’espace de trois semaines et votre équilibre naturel est clairement détruit. Alors que faire ? Retourner chez votre médecin qui jusqu’à maintenant avait su vous prendre en charge mais qui a fait une bonne boulette de ne pas avoir pris votre mal au sérieux. Après tout, elle aussi est humaine et peut faire des erreurs…

Mais les erreurs et les interdictions je les paye aujourd’hui. Après m’avoir interdit de marcher, de faire du sport, abreuver de médicaments pendant plusieurs semaines, je me retrouve en arrêt depuis une semaine avec des douleurs que je n’aurais jamais cru pu être possible. Ce que j’ai réalisé alors, c’est que les médecins sont là pour suivre un protocole et non un être humain et que les pharmaciens sont là pour vous vendre de la santé pour que vous reveniez… Car sinon pourquoi ces derniers proposent-ils des cartes de fidélité ?

Exemple : quand j’ai demandé des conseils à la pharmacienne pour booster mon système immunitaire, elle m’a tout de suite proposé une gamme de gélules, je lui ai dit « Non, j’aimerai savoir ce que je dois manger et boire pour aller mieux, quelque chose de naturel ! » Elle n’a pas su me répondre et est allée demander conseil à une collègue… Pas de commentaire.

Ces derniers temps on m’a assez reproché comme quoi tous ces maux étaient aussi dans ma tête, chose que je n’ai pas forcément apprécié d’ailleurs. Car qui veut être dans le mal ? Mais au final, il y a une part de vrai : si on vous enlève toutes ces choses de votre vie quotidienne qui vous donnent un équilibre et donc un bien être, et bien votre corps et votre moral réagiront en conséquence. Et si vous introduisez des substances pour rétablir votre corps pour qu’en plus ces dernières vous apportent de nouveaux maux et bien c’est le serpent qui se mord la queue…

Alors le médecin qui m’a mise en arrêt la semaine dernière m’a prescrit ceci : de la patience, des balades dans la nature, un repos total, du yoga, de la méditation, faire ce que j’aime faire (écrire, comme vous le voyez), voir ou à défaut parler aux gens que j’aime pour briser ce cercle. Et vous savez quoi ? Je pense que c’est entrain de fonctionner…

 

 

 

 

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