Réchauffement climatique, toujours sceptique?

Depuis quelques années, l’été n’est plus seulement signe de beau temps par ici mais aussi signe de fortes chaleurs et de canicules. Nous sommes nombreux à attendre cette période riche en festivités qui nous permettent de nous retrouver le soir autour d’un verre, ou à Genève, autour d’une baignade dans le lac. Mais depuis quelques années la canicule s’installe et pas seulement pour deux ou trois jours, mais pour une ou plusieurs semaines.

C’était le cas il n’y a pas longtemps (et cela sera le cas la semaine prochaine), et une après-midi ne voulant pas sortir pour cause de chaleur intolérable, j’ai mis Netflix en route (j’ai limite honte de l’avoir allumé en été) et j’ai découvert le document de Léonardo Di Caprio intitulé « Before the flood » (avant le déluge).

Bon je ne vais pas vous faire un dessin, forcément ce documentaire parle des causes

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humaines des dérèglements climatiques et tout en faisant plusieurs constats, il met en lumière des solutions qui pourraient renverser la tendance. Pour résumer, des grands lobbys des énergies fossiles de par leur argent tiennent les politiques en les arrosant régulièrement et maintiennent ainsi cette course infernale au profit au détriment de notre planète. Cela fait des décennies apparemment que nous connaissons le problème et que les solutions sont proposées mais que l’avidité de l’homme est tout simplement trop forte pour prendre les décisions intelligentes pour la bonne survie de ce dernier.

Le documentaire s’illustre avec notamment le tableau de Hieronymus Bosh, « Le Jardin

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des délices » qui a été peint entre le 15ème et le 16ème siècle. Il met en scène trois tableaux : la Terre et ses premiers hommes, la Terre et ses hommes usant et abusant des ressources de celles-ci (en pleine décadence) et enfin la Terre étant devenue l’enfer, sombre et détruite. Je ne suis sûrement pas la seule à penser cela, mais ce peintre était un sacré visionnaire… Je pense qu’à l’heure actuelle nous nous situons dans la partie centrale du tableau et nous nous dirigeons de plus en plus vite vers la partie de droite. Nous récolterons ce que nous sèmerons.

Jusqu’à maintenant je n’avais jamais eu de côté écolo. Vivant seule, je ne triais pas mes déchets, je ne me préoccupais pas d’où les fringues que j’achetais provenaient et j’achetais ma nourriture comme tout le reste, au meilleur prix. Honte à moi, je sais… Habitudes d’étudiantes sans le sous qui s’étaient incrustées dans ma vie de tous les jours, même si mes revenus sont à ce jour plus que confortables. Alors qu’est-ce qui a fait changer mes habitudes cette année ? Et bien ce petit séjour aux Etats-Unis, où communément parlant, le pays de la consommation par excellence. Ne faisant plus attention à toutes nos poubelles de couleurs différentes ou simplement à nos trottoirs propres en Suisse, je me suis retrouvée bouche bée quand je suis allée prendre mon petit

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déjeuner dans un hôtel 4 étoiles à Houston et que l’ensemble du service était en plastique. Ou bien encore que les américains ne prennent pas leur café chez eux mais le prennent en Take away au café proche de chez eux dans une cup en carton ou encore que les poubelles en ville ne font pas la différence entre le verre, les déchets, le plastique et le carton… Enfin qu’il y a pas ou peu de transports en commun et que quand ils se déplacent d’un point à un autre dans leurs pays ils prennent tout simplement l’avion... Bref un autre monde.

Dans le documentaire, Léonardo se balade dans les pays ayant un énorme impact sur l’émission des gaz à effet de serre dont l’Inde. Il se fait recaler par la personne qu’il interroge lorsqu’elle lui dit qu’au lieu de donner des leçons à un pays comme le sien où encore 300 millions de ses habitants n’ont pas encore accès à l’électricité (soit l’entière population américaine), il faudrait d’abord changer le mode de consommation américain… Elle lui montre que statistiquement la consommation d’électricité d’un américain est l’équivalent de 34 indiens et pour notre propre info, d’1,5 français. Et Léo qui lui dit tout en politesse qu’elle a raison mais que de faire changer le mode de consommation des américains n’arrivera sûrement jamais et donc que l’Inde doit impérativement se mettre au solaire. Et quoi ? Retarder leur développement car la puissance considérer comme un « modèle » se refuse au compromis et à s’adapter aux nouvelles donnes ?

Alors en attendant que les gens de ce grand monde se mettent d’accord, de ce côté de la planète, essayons de faire de notre mieux pour ne pas nous sentir coupable pour la vie

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que nous laisserons aux prochaines générations : notre planète pourrait redevenir ce paradis qu’elle était il y a encore 150 ans, si l’homme rectifie le tir. Le changement viendra de la population, il vient toujours de la population.

Alors sans être devenue pour autant végétarienne, dans ma vie quotidienne je trie désormais les déchets, je regarde la provenance des produits et j’essaye d’acheter local le plus souvent possible, je me suis inscrite à la bibliothèque de mon quartier et je fais les boutiques de seconde main de plus en plus souvent. Et enfin, en cette période estivale je prends mon vélo pour me déplacer en ville… C’est un début…

Et vous que faites-vous pour sauver notre planète ? Doutez-vous encore des grands bouleversements climatiques qui nous attendent pour ces prochaines décennies ?

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