Faire le ménage dans sa vie (et ses placards!)

Cela faisait quelques semaines que j’avais le syndrome de la page blanche. Impossible d’écrire et aucune bonne idée ne me venait. A chercher ce qui était en train de m’arriver, « le pourquoi du comment » auquel je cherche constamment une réponse, j’ai tout simplement trouvé la source ce matin en me levant : j’ai souhaité il y a deux mois de cela que « mes habitudes changent » et j’ai obtenu ce que je souhaitais par une succession d’évènements qui vont changer ma vie en profondeur à partir d’aujourd’hui.

Alors bien entendu, ce que j’avais en tête c’était des choses du genre : regarder moins la télévision, faire plus de sport, appeler plus souvent les gens qui me sont chers… Mais la vie en a décidé autrement à savoir, chambouler ma vie professionnelle, personnelle et matérielle tout en même temps! Alors, on commence par quoi ?

La vie personnelle

Les termes « personnes toxiques » sont à la mode depuis un moment et je pense que chacun peut mettre ces deux petits mots sur un visage de son entourage… Ces personnes qui nous font mal, nous mettent dans des situations de malaise en permanence et nous font simplement perdre notre temps. A quel moment prenons-nous conscience qu’il faut nous débarrasser de cette relation ? Au moment où on se sent être freiné par cette personne et où on se dit : « Et si elle n’était plus dans ma vie, que se passerait-il ? ».

Personnellement, je suis incapable de ghoster une personne pour avoir subi quelques épisodes de « ghosthing » dans ma vie. Donc une bonne discussion avec peut-être quelques cris est le meilleur moyen de mettre fin à une relation. Et cela vaut en amitié comme en amour et sincèrement, cela fait un bien fou ! Nettoyage relationnel.

Dans un autre registre, il y a aussi ces personnes qui sont présentes depuis de nombreuses années dans notre entourage qui, d’un coup, nous révèlent des secrets de vie et soudain tout s’éclaircit. On comprend que c’était la peur de nous perdre qui les empêchait de nous dévoiler leurs vérités et qu’en prenant le temps de communiquer, de s’expliquer, et bien… on peut pardonner pour avancer. Le voile se lève alors sur des zones d’ombre et tout prend un sens nouveau dans la poursuite de nos relations. Que si la personne en face décide de se mettre à nu maintenant, c’est que c’était le bon moment pour elle et qu’avant il aurait été trop tôt. Et cela va dans les deux sens bien sûr.

En amitié, comme en amour, j’ai toujours mis des années à révéler certaines de mes vérités, et c’est le temps et la construction de la confiance dans la relation qui permettent en général de se dévoiler : cela s’appelle l’intimité. Et après quelques larmes, on se sent plus léger, plus en accord avec soi-même et avec l’autre et on peut voir l’avenir d’une nouvelle manière.

La vie professionnelle

Ma vie professionnelle m’a toujours été primordiale. Indépendante depuis que je suis partie de chez moi, il a toujours été crucial que je me sente bien dans mon travail. Je suis du genre à travailler pour vivre, et non vivre pour travailler.

Covid oblige, l’année passée a été rude pour de multiples raisons. Et l’année d’avant a été la plus rude de ma vie d’adulte. Emprisonnée dans l’invalidité de mon corps pendant de nombreux mois, je m’accrochais à ce travail tout en me faisant des promesses pour mon avenir si j’arriverais un jour à m’en sortir. Et bien, ces promesses, je suis tout simplement en train de les tenir. Quelques semaines d’insomnies couplées d’un craquage total au bureau, j’ai négocié mon départ la semaine passée sans n’avoir aucun autre poste en vue.

Pour la première fois de ma vie, je joue sur « la sécurité » que je ne voulais plus quitter depuis que j’ai eu mon premier CDI. Je me disais toujours « Tu es seule, s’il t’arrive quelque chose ou si tu ne retrouves pas de travail, tu n’as aucun « backup » ». Mais en fait mon back-up c’est moi, cela a toujours été et cela sera toujours comme cela. Même avec 40 euros sur mon compte au fin fond de l’Australie je m’en suis sortie, alors pourquoi pas maintenant? C’est le moment !

Puis derrière tout cela, j’avais aussi la peur de devenir comme mes parents dont le chômage qu’ils n’ont plus quitté passés leurs 40 ans m’ont laissé de sacrés séquelles. Mais je ne suis pas mes parents, je pense me l’être assez prouvée ces dernières années. Et avoir revu ma mère cette année après une coupure nette de 11 ans m’a fait basculer et m’a fait prendre confiance en moi.

J’ai des projets, je suis compétente donc pourquoi m’enfermer dans un travail qui ne me procure plus rien ? Depuis que j’ai pris la décision, j’ai retrouvé le sommeil. Fin septembre je retrouverai ma liberté et j’ai tout simplement l’impression que tout est désormais possible, que les limites n’existent plus et que la seule qui existait c’était celle que je m’imposais. Puis le confort endort, une vie sans risque n’est pas une vie.

La vie matérielle

L’arrivée du printemps oblige, la lumière est plus présente et on a un nouveau regard sur ce qui nous entoure et les conditions dans lesquelles on vit. En arrêt pendant 10 jours après mon craquage au travail, j’ai fait le tour de mes placards et j’ai fait le tri.

Deux applications m’ont aidé : Vinted pour les vêtements et Yuka pour l’alimentation et les produits de beauté. Je pense que vous les connaissez de nom, mais en les utilisant j’ai l’impression d’avoir révolutionné mon quotidien.

Vinted d’abord. Avant, je donnais toujours mes vêtements trop petits ou trop utilisés à la Croix Rouge. Pour y être bénévole, je sais désormais que tout ces vêtements sont triés de nouveau, les plus beaux sont revendus dans les boutiques Croix Rouge à Genève, les plus usés sont envoyés dans les pays du Tiers monde, et ceux dont on ne peut plus rien faire, sont jetés. Etant à Genève, je vous laisse imaginer ce que les gens jettent : du Channel, du Louis Vuitton, du Tommy Hilfiger ect. Et la plupart du temps se sont des vêtements jamais portés. J’ai été un peu dégoûtée de ce système. Naïve que j’étais, je pensais que ces vêtements allaient juste aux plus démunis, mais la Croix Rouge doit bien obtenir des revenus elle aussi. Donc Vinted est un moyen efficace de récupérer un peu d’argent avec des vêtements ou des objets dont on souhaite se débarrasser tout en faisant vraiment plaisir à celui qui l’achète. Et j’ai été tellement prise dedans, que j’ai proposé à des amis qui ont des enfants à le faire pour eux, pour qu’ils récupèrent aussi un peu d’argent…

Quant à Yuka, c’était la révélation. Révélation que cela fait des années que je mets de mauvais produits sur ma peau, que j’avale des aliments mauvais pour mon corps. Alors j’ai tout jeté ou quasi dans ma salle de bain, pour tout racheter en plus sain. Et y a du boulot, pas une seule marque en pharmacie n’est vraiment clean, et bizarrement les « alternatives » proposées par l’application ne sont pas forcément les plus onéreuses… Puis concernant la nourriture, et bien je remarque que les produits suisses sont nettement plus sains et meilleurs que les produits français, même quand on parle de chips et d’huile d’olive ! Faites le test.

*******

Voilà, chers lectrices et lecteurs, le ménage a été fait et des changements drastiques se mettent en place et une vie avec de toutes nouvelles perspectives est en train de se construire ! Ce sont de petits détails du quotidien qui font que la vie change, et pour le meilleur…

Faites attention à ce que vous souhaitez, car cela pourrait bien vous arriver 😊

2 commentaires sur “Faire le ménage dans sa vie (et ses placards!)

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