Bed Bug, de Katherine Pancol

Bon, je ne sais pas si c’est l’ambiance morose qui s’est installée depuis un moment à Genève ou le fait que les date night ne soient toujours pas vraiment d’actualité, mais dernièrement j’avale les livres à une vitesse qui me surprend moi-même. Mais c’est aussi sûrement parce que j’ai abandonné la télé et n’ai pas allumé Netflix depuis bientôt plusieurs semaines. Franchement on passe assez de temps devant les écrans durant la journée au boulot, vous ne pensez pas ? Cela stimule et cela calme en même temps, les livres. Et Katherine Pancol me laisse souvent le souffle coupé. Ce n’était pas vraiment le cas avec sa trilogie des tortues, crocodiles et autres écureuils ou encore les Muchachas, mais plus avec ses romans d’avant : La Barbare, Scarlett si possible, Les Hommes cruels ne courent pas les rues, Vu de l’extérieur, Une si belle image… Des histoires de femmes racontées par une femme. Une femme qui sait nous faire rire, nous faire peur, nous questionner, nous déculpabiliser (d’être une femme), nous émouvoir. Bref. Je pense que c’est la première auteure où je me suis sentie vraiment différente en refermant l’un de ses romans. Comme comprise. C’était il y a maintenant bien 10 ans. Cela m’avait complètement transporté. Comme Bed Bug, que j’ai lu en deux jours…

De quoi cela parle ?

Rose, parisienne de 29 ans est une scientifique spécialiste des insectes. Elle fait des recherches sur une luciole qui aurait pour vocation de guérir le cancer. Du moins c’est ce qu’elle souhaite même si on lui propose de faire du rendement tout de suite en partant vers la cosmétique. Avec elle, travaille Léo. Léo, cubain vivant à New York qui perturbe tout son être comme si elle était une adolescente. Rose reçoit une bourse pour partir à New York pour continuer ses recherches et donc obtient une chance de réaliser un grand pas pour l’humanité comme un grand pas dans sa vie amoureuse. Elle maîtrise d’ailleurs mieux son évolution professionnelle que celle de sa vie privée. Derrière elle, il y a sa mère, Valérie et sa grand-mère Babou. A Paris, elles vivent toutes les trois sous le même toit. Trois générations de femmes, trois histoires qui se transmettent. Jusqu’à ce que Rose décide que l’Histoire se terminera avec elle.

Pourquoi cette histoire interpelle ?

Je ne suis peut-être pas objective (au final, qui l’est vraiment ?) mais cela fait du bien de lire du « nouveau » Pancol. Un nouveau registre avec toujours ce qui fait le succès de ses romans précédents : la vie des femmes. Et Katherine Pancol connaît plus que bien leurs vies et ce qui se passe dans leurs têtes.

Cette histoire est le savant mélange de tout ce qui se passe actuellement dans notre société. Elle parle business, de la course au profit, de science, d’amour, de psychologie et de technique thérapeutique, de sexe et de malheur. Tout cela entre Paris et New York. L’auteure y a vécu et cela se ressent.

Puis même si je ne suis pas scientifique pour un sou, j’ai adoré toutes les histoires d’insectes qui sont au final tout aussi bien le reflet de nos histoires, nos comportements, nos évolutions en tant qu’être humain. Le mâle et la femelle sont des êtres aux fonctionnements différents, comme les hommes et les femmes à notre échelle. Nous voulons l’égalité oui, mais biologiquement nous sommes différents, et cela il faut en tenir compte !

C’est aussi trois générations de femmes qui se suivent, qui vivent et répètent les mêmes traumas sans le vouloir et on se demande si c’est bien comme cela que fonctionne le monde ? Que la génération précédente transmet à la suivante, la possibilité de vivre les mêmes choses. Après tout, les enfants d’instituteurs deviennent souvent des instituteurs à leurs tours… Alors cela pourrait être le cas pour le reste aussi. Mais si personnellement je creuse de ce côté, je préfère croire que non, qu’il y a d’autres solutions, et Rose trouve une partie de ces solutions en affrontant ce qui lui arrive (est arrivé)! Ouf !

La lecture est vivante, drôle, parfois effrayante mais surtout émouvante. On prend le roman et on n’a plus vraiment envie de le lâcher. C’est le genre d’histoire qui vous fait prendre une pause dans vos lectures après l’avoir achevé. Enfin, juste pour deux ou trois jours…

Bonne lecture !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s