Le pass sanitaire

Week-end de Pentecôte. Moi et comme la plupart d’entre vous, avant, lors de la venue d’un week-end prolongé dans le calendrier, je passais un peu de temps sur les sites des compagnies aériennes, comparateurs de billets d’avion ou de trains pour tout simplement me BARRER. Rejoindre des amis, de la famille, découvrir une nouvelle ville, faire un « break » comme on disait à l’époque, pour pouvoir redémarrer de plus belle au retour.

Il y a un mois, nos chers médias annonçant l’ouverture des Baléares et n’ayant personnellement jamais mis les pieds sur ces îles espagnoles, j’ai refait ce rituel. J’ai passé deux trois soirs sur ces sites et j’ai envoyé des messages à ceux que cela pourrait intéresser de m’accompagner. A l’époque, n’ayant toujours pas pris de vacances, je m’étais dit : « Et pourquoi pas rester la semaine !» Car en effet, 57 euros l’aller/retour Genève/Palma en 1h40, cela me semblait le bon plan.

J’ai commencé alors à regarder les conditions d’entrée, et le test PCR était forcément obligatoire. Mais la Suisse n’est pas l’Europe, et le test a un coût de CHF 160 en moyenne (attention, si vous souhaitez avoir les résultats sous 6h, c’est CHF 50 de plus !). Donc le prix d’un billet d’avion. Si je faisais partie d’une famille de 4 personnes, avec des enfants de plus de 12 ans, je devrais dépenser CHF 600 en plus des billets d’avion pour partir une semaine au soleil. Des commentaires ?

En France, en revanche, à mon retour de Montpellier, j’ai dû faire un test également à présenter à la frontière suisse si je me faisais contrôler. Sur place, j’ai donc expliqué que j’étais française mais que je n’avais pas de carte vitale, donc je souhaitais connaître le prix. On m’a juste demandé ma pièce d’identité, et on m’a fait le test GRATUITEMENT. Vive la France ! Mais dans le reste du monde, cela se passe comment ?

Sincèrement, je ne me suis pas plus que cela informée pour me faire vacciner contre le Covid. Pas que je suis une anti-vaccin, loin de là, car j’ai fait tous mes rappels de vaccins (hépatite, tétanos, celui contre les tics) en fin d’année dernière et début de cette année. D’ailleurs, quand je partais dans des destinations « à risques », je me faisais également vacciner, je pense notamment à celui contre la fièvre jaune quand je suis partie au Kenya.

Le terme « vaccin » pour moi, signifie immunité. Et immunité pour quelques années.

La définition du Robert est la suivante : substance pathogène qui, inoculée à un individu, lui confère l’immunité contre une maladie.

Mais à ce que j’ai compris, le vaccin contre le covid n’empêche ni de choper la maladie ni de la transmettre. Il permet juste de ne pas avoir de symptômes trop graves. Et puis, comme celui de la grippe, il faudra le faire tous les ans. Sauf que, encore une fois, celui de la grippe, dans ma tête, était destiné à une certaine catégorie de la population dite « fragile » dont je ne fais pas encore partie. Je ne me suis personnellement jamais précipitée dans une pharmacie pour le faire et cela ne va pas changer. Moins j’ai de produits chimiques dans le corps, mieux je me porte.

Le vaccin anti-covid dont on nous assène quotidiennement les chiffres à la radio, à la télé, dans les journaux, va devenir sûrement une obligation si l’on souhaite se déplacer. Le problème n’est plus d’ordre sanitaire, mais est devenu politique et économique. L’UE s’est mise d’accord cette semaine sur les conditions de ce pass sanitaire comme nous précise le journal Le Temps il y a deux jours dont je retiens les choses suivantes pour un déplacement dans l’UE :

  • Être vacciné ;
  • Avoir fait un test PCR négatif ;
  • Certifier d’une immunité après infection.

Concernant le test PCR, la gratuité a été rejetée par certains pays car ils ne peuvent pas assimiler ces coûts dans leurs finances publiques, donc ils ont décidé un tarif « accessible et abordable ». Ce qui ne sera pas le cas de la Suisse qui maintiendra ses tarifs.

Donc pour résumer, les voyages seront donc réservés à ceux qui ont les moyens. Retrouver sa famille de l’autre côté d’une frontière impliquera un coût et une obligation sanitaire. Y-a-t-il que moi que cela dérange ?

De plus, certaines destinations, en plus du vaccin, demanderont un test PCR négatif et voire même une quarantaine. Concernant la Suisse, de nouveau le journal Le Temps nous parle de ce carnet de vaccination que nous possédons qui deviendra obsolète car facilement falsifiable. Donc pas de choix de se mettre à jour avec ce nouveau pass sanitaire en construction.

Clairement tout cela dissuade de me déplacer. Bien sûr, c’est pour « sauver des vies », mais regardons un peu les proportions. A l’heure d’aujourd’hui sur une population de 7,8 milliards d’être humains, seuls 167 millions ont été infectés et 3,45 millions sont décédés. Je ne suis pas une matheuse, mais si je calcule bien seuls 2,6 % de personnes infectées sont décédées. Puis ces 167 millions personnes infectées représentent seulement 2.1% de la population mondiale et 0.044% en termes de décès. N’y a-t-il pas une règle de « majorité » dans un monde démocratique ? Mais je m’égare peut-être, car c’est la première fois dans le monde lors d’une épidémie qu’on essaye de sauver des vies.

Et les 98 autres pourcents de la population mondiale ? Que se passe-t-il pour elle ? Les plus riches tirent leurs épingles du jeu, mais c’est un infime pourcentage. Sinon nous voyons tout autour de nous des ravages : suicides, dépression, chômage, sans-abris, ne plus pouvoir manger à sa faim, etc.

Ce chemin que nous prenons a l’air d’être tracé donc voici quelques questions :

  • Y-aura-t-il un véritable vaccin un jour, qui nous donnera une immunité sur plusieurs années comme les vaccins traditionnels ?
  • Les groupes pharmaceutiques profiteront-ils pendant les prochaines décennies de la faiblesse des gouvernements à investir dans la recherche et les infrastructures sanitaires pour prendre en charge convenablement leurs populations ?
  • Ces mêmes groupes s’arrangeront-ils entre eux sur un prix (revue à la hausse forcément au fur et à mesure du temps) et se rempliront-ils les poches au détriment des populations auxquelles on n’a ingéré cette peur de mourir pour pouvoir vivre ? Car c’est déjà monnaie courante, avec les traitements contre le diabète par exemple aux Etats Unis.
  • Qui a de l’argent à investir dans ces groupes? Car les gars, c’est le jackpot assuré pour les prochaines décennies!
  • Puis enfin, vais-je me faire vacciner?

Oui, sûrement. Pour quelles raisons ? Car j’ai besoin de revoir mes proches et de rentrer chez moi, comme la plupart des gens qui se sont déjà fait vacciner ou s’apprêtent à le faire. Mais le caractère « obligatoire » me gêne. Peut – être parce que je n’aime pas qu’on m’oblige à faire quelque chose que je ne juge pas nécessaire pour ma santé et qui n’est pas sûr non plus pour mon entourage.  Je suis censée être la seule à décider de ce que je veux faire de mon corps, non ?

Mais bon, j’ai trouvé une voiture vendredi, donc à défaut de l’avion et du train, je vais privilégier les déplacements locaux dans un premier temps.

Et vous, vous en êtes où niveau vaccination?

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